1. Lituanie
2. Autriche
3. Lettonie
4. Russie
5. Mexique
6. Italie
7. France
8. Portugal
9. Bulgarie
10. Algérie
Classement Final du Tournoi Masculin
Comme à l’accoutumée, c’est en bus de ville (le 125) puis à pied que nous rejoignons la salle de Cattolica. Une arrivée à 9h10 pour un début de match à 9h15, le début de match promettait d’être quelque peu poussif.
Contre toute attente, ce sont les Bleus qui imposaient le rythme en attaque et développaient un jeu rapide léché. Tout se déroulait comme dans un rêve, traduit au tableau d’affichage par un cinglant 26-8 pour les Bleus !
C’est alors que la déconcentration nous gagna (à moins que ça ne vienne des sorties des joueurs du 5 majeur qui avaient creusés l’écart) et les portugais profitaient de l’aubaine pour recoller au score. Nous menions tout de même de 11 pts à la mi-temps (35-24).
Est-ce les encouragements qui nous manquaient ou la fatigue des 3 matchs joués en 15h ? Toujours est-il que nous tombons dans le faux rythme imposé par les lusitaniens.
Un shoot à 3 pts (contré !) à 2 secondes de la fin envoyait les deux équipes en prolongations.
L’ascendant psychologique était pris par des portugais qui avaient maintenant beaucoup moins de difficultés en transpercer notre défense. Les 3 premières minutes de la prolongation étaient à leur avantage et les voyaient mener de 4 pts.
Il fallut que notre capitaine lance consécutivement deux missiles longues distances (les deux premiers du Tournoi !) pour que nous reprenions les commandes du match.
Une dernière bonne défense soldée par une interception et nous tenions enfin notre première victoire.
Nous pouvions laisser eclater notre joie, partagée par les joueurs de la Squaddra Azurra et nos désormais cousins mexicains qui attendaient patiemment de jouer leur match de classement.
C’est avec fierté et soulagement que nous terminons notre aventure italienne, notre 7ème place au classement correspond bien à notre niveau… mais surement pas à notre état d’esprit ! (cf la grande joie des lituaniens, vainqueurs du Tournoi*)
A peine notre match achevé, notre système-D fit son retour pour sauter à 10 dans 2 taxis et arriver en grandes pompes juste à temps pour assister à la victoire des filles leur permettant ainsi de remporter la médaille de bronze.
*Breaking news : à San Giovanni, un lituanien aurait été aperçu hier en train de sourire. La Police, qui s’est immédiatement rendue sur les lieux, n’exclut pas que ce phénomène se soit produit suite à la chute d’un enfant de 6 ans depuis le premier étage de l’école. L’enquête est en cours.
Ce match aurait du avoir lieu mercredi à 17h mais le bus qui devait amener les mexicanos à Marciano ne passa jamais. Le match fut annoncé un temps gagné 20-0 par forfait mais fut finalement déplacé au jeudi 9h15 à Cattolica. Cette fois-ci c’est notre équipe qui fut oubliée par les bus italiens… et pour cause, le match étant en fait programmé à 21h15 et non 9h15.
Le reveil fut donc aussi difficile qu’inutile et c’est à pied que nous regagnons nos pénates en fin de matinée.
Nous pouvons remercier la mauvaise organisation italienne qui nous permet de jouer ce match à un horaire décalé pendant lequel aucune autre rencontre sportive n’était programmée. Muriel nous fit un cadeau de taille en organisant la venue des nageurs, volleyeurs et judokas français pour gonfler les rangs de nos inconditionnelles supportrices.
Que la surprise fut belle lorsque la Marseillaise était reprise en coeur par une centaine de français chauffés à blanc.
Cerise sur le gateau, nos “adversaires” du soir étaient venus avec le même état d’esprit que nous et moultes cadeaux furent échangés avant et après le match pendant que les flashs crépitaient… ces échanges se prolongèrent même lors des rencontres du lendemain.
Poussés par ce formidable public, nous parvenons à faire mieux que nous défendre et à nous hisser au niveau des sud-américains. Les changements s’enchainaient côté bleu sans que le niveau de l’équipe en patisse. A la mi-temps les 2 équipes sont toujours dans un mouchoir de poche (4 pts d’avance pour les mexicains).
Le jeu reprenait en même temps que les encouragements des supporters Bleus, les “qui ne saute pas n’est pas français-ais !” succèdent aux “allez les Bleus” ou autres chants à la gloire de l’Equipe de France (que de frissons !).
Peu à peu les mexicains prenaient le dessus physiquement, logiquement l’écart gonflait et cette splendide partie se termina sur le score de 84-71 pour nos amis mexicains.
N’ayons pas peur des mots, ce match restera comme un souvenir grandiose pour tous les membres de l’equipe : du très beau jeu, une ambiance de folie et une communion parfaite entre les deux nations… en témoigne ce “Paquito” géant executé par tous les témoins de cette magnifique rencontre.
Nous regagnons notre hotel à minuit, éreintés mais fiers et heureux, toujours accompagnés de nos fidèles supportrices encore et toujours présentes… pour tout ça, nous leur en serons toujours reconnaissants.
Y viva Mexico cabrones !!
Après notre entrée dans la compétition quelque peu difficile, nous étions opposés à ce qui se faisait de mieux dans notre poule : l’Autriche.
Première épreuve de taille : le bus censé nous amener à la salle de Cattolica ne se présenta pas au rdv et c’est par nos propres moyens (bus de ville et marche à pied) que nous parvenons à regagner le terrain.
Enfin une bonne nouvelle dans cette soirée, l’autrichien le plus grand et gaillard (évoluant en ligue professionnelle autrichienne) était suspendu après son altercation avec un joueur letton (les 2 équipes étant d’ailleurs pénalisées puisque le match Autriche-Lettonie n’a pu aller à son terme).
Conséquence directe, l’Autriche doit nous battre de plus de 30 pts (écart de points lors de Lettonie-France) pour être sûr de finir première du groupe… la soirée promettait d’être longue.
Très vite les autrichiens prennent le dessus, tant sur le plan technique que sur le plan tactique. L’écart enfle rapidement mais le plus important pour les Bleus et de (re)trouver une cohésion et un fond de jeu avant le match du Mexique.
Quelques bonnes séquences ne suffiront pas à masquer les difficultés de l’équipe, à la mi-temps la messe est dite et la première place réservée aux autrichiens.
Alors que nous semblons nous essoufler, les autrichiens continuent à mettre une pression terrible sur nos frêles épaules. Les 30 pts d’écart sont dépassés depuis longtemps mais chaque joueur veut gagner du temps de jeu pour le prochain match et nous en faisons les frais.
Au final 51 pts dans la musette… sévère mais juste.
Nous n’avions pas de grandes prétentions pour ce match, puisque nous avions pu observer le jeu efficace des italiennes face aux mexicaines (favorites de la compétition). Notre objectif était de se faire plaisir. Malgré une bonne entame ( les italiennes ne sont peut-etre pas du matin), nous ne décollons pas au score : nous n’avions pas sous-estimé nos adversaires. Malgré un arbitrage un peu maison, les italiennes sont, elles, très fair-play et méritent largement leur place en finale face aux mexicaines.
La finale qui se jouera demain (Mexique-Italie) risque d’etre disputée et intéressante à regarder.
Nous espérons que nos deux arbitres francais Christelle et Mous prendront du plaisir à participer à l’arbitrage des finales.
Nous pensions que la rencontre allait etre disputée car nous rencontrions nos concurrentes directes pour la troisième place du tournoi. Nous avons eu beaucoup de mal à rentrer dans le match, ce aui a permis aux lettones de creuser le score d’entrée. Nous avons eu trop de déchets sur nos shoots et pas assez d’agressivité (contrairement à nos adversaires) pour pouvoir recoller au score. Au troisième quart temps, gros moment d’émotion sur la blessure de Magda aux cervicales et sa sortie du terrain sur civière. [NDLR : un gros effort à faire sur les qualités physiques des pompiers italiens...] Nous continuons le match à 6,5 ( Mumu accompagnant Magda et Clo sur un pied), mais nous nous donnons à fond pour Magda et nous parvenons, enfin, mais trop tard, à imposer notre jeu et à se faire plaisir. Nous espérons prendre notre revanche lors du match de classement de vendredi, la blessure de Magda n’étant que musculaire (plus de peur que de mal).
Face à une équipe athlétique, adroite et très organisée, nous perdons très vite nos moyens et n’arrivont pas à poser notre jeu. Malgré un écart au score final très important (96-36), nous avons pris du plaisir sur le terrain et nous avons apprécié le fair-play et la sympathie de nos adversaires. Nous leur souhaitons ” buena suerte” pour la suite de la compétition.
Il ne nous fallu pas longtemps pour deviner l’issue de notre premier match. A peine entrés dans le bus et après avoir vu le physique -baskettement parlant- peu avantageux de nos adversaires (beaucoup trop grands et costauds pour etre mobiles et courir 40 mins), nous savions que ce match ne serait qu’une formalité.
Pour ne pas plomber le moral de nos adversaires, nous avions mis en place un plan machiavélique : leur laisser prendre un peu d’avance en les laissant marquer (notamment à 3pts) et ne pas user leur défense.
Le bilan au bout de 4 minutes de jeu dépassait nos espérances : 13-0 pour des lettons complètement déstabilisés par notre style de jeu.
L’écart était suffisant, l’Equipe de France FSGT pouvait débuter son tournoi.
Les lettons relachaient quelques peu leur pression défensive (surement pour copier notre style de jeu) et les paniers s’enchainaient enfin des deux cotés mais l’écart à la mi-temps étaient tout de meme confortable (44-22).
La seconde période fut un peu moins rythmée, c’est donc tout naturellement que nous avons pu nous exprimer au mieux.
Mais toujours un peu moins biens que nos amis lettons…
Le score final reflète bien l’écart entre les deux nations.
Après un réveil difficile, un petit déj hâtif et le geste beauté du matin, nous embarquons à bord de la navette direction San Giovanni en compagnie de nos adversaires. La plupart des garçons (nous ne citerons pas les absents) nous accompagnent pour nous encourager !
Les joueuses Bulgares ne sont que six et comptent quelques kilomètres à leur compteur. Après la visite du centre équestre (merci chauffeur !), on arrive enfin à la salle où une foule de supporters en délire, mais absents, nous attend.
L’entame du match est difficile pour les Françaises qui manquent de réussite aux shoots malgré leur cohésion et leur solidarité. La 8 Bulgare nous fait du mal du haut de ses 1,90 m, mais nous arrivons à limiter les dégâts en deuxième quart temps grâce à la mise en place d’une bonne défense. Le score à la mi-temps est en faveur des Bulgares qui commencent à s’essouffler et enchainent les fautes.
Nous revenons sur le terrain pour le troisième quart temps plus motivées que jamais, décidées à mettre la pression à ces joueuses bulgares que nous sentons fébriles. Nous les provoquons pour les amener à la faute, et petit à petit, leur équipe s’étiole avec la sortie de trois joueuses, dont la 8, pour ne plus se retrouver qu’à 3 sur le terrain.
Logiquement, nous reprenons l’avantage, et nous enchainons les paniers jusqu’à l’abandon de l’équipe adverse.
Score final 36-30 transformé en 20-0 en raison de l’abandon.
Les Mexicaines qui s’échauffent pour le match suivant contre l’Israel sont impressionnantes et risquent de nous poser pas mal de problème au prochain match
Nos tenues “délégation France” enfilées (“trop la classe”), nous prenons la navette direction Rimini avec une pensée immense pour Bruno qui ne pourra finalement pas nous rejoindre.
Le convoi de bus se forme et arrive au village sportif à Rimini. Chaque délégation arbore fièrement sa tenue, les Brésiliens n’ont pas oublié leur immense drapeau et leurs percussions, les volleyeuses Russes avec leurs longues jambes et leurs tenues moulantes attirent tous les regards.


Nous retrouvons Magda qui arrive toute pimpante mais un peu fatiguée avec sa valise en carton à roulettes. Nous retrouvons aussi le reste de la délégation française : les pétanqueurs, un peu amers d’avoir un terrain de foot pour aire de jeu, les footballeurs avec un récent blessé à la cheville durant l’entrainement (un toulousain en plus), les athlètes qui sautent beaucoup parce qu’ils sont français et le beach volley en pleine forme.
Le rassemblement de la délégation française se fait entendre au son de la marseillaise mais l’interculturalité nous gagne et nous partageons les chants italiens, lituaniens et bulgares.

Le défilé s’organise peu à peu et, remplis d’émotion, nous remontons la rue principale jusqu’au village olympique. Au son des percus brésiliennes, tous les sportifs défilent dans une super ambiance de convivialité.
Une fois arrivés sur l’esplanade du village, les Brésiliens improvisent une capoera endiablée sous nos yeux envieux et ébahis, à laquelle nous n’osons pas participer. Après les discours officiels des organisateurs, le coup d’envoi des jeux est donné.
La soirée s’annonce animée et chaude, mais seuls les gars de l’équipe continuent la fête. Les filles rentrent à l’hôtel après beaucoup de galère pour monter dans un bus (vive l’organisation italienne) pour être en forme pour affronter les Bulgares le lendemain matin.
Les gars ont profité de la soirée pour faire connaissance avec d’autres participantes et leurs adversaires autrichiens dans le bus et Italiens dans leur bar.
Ayant ratés la dernière navette nos Bleus rentrent avec les moyens du bord.

Le rythme soutenu du maillot jaune a engendré quelques défaillances en queue de peloton.






















